Quand la recherche du bonheur devient la limite

Quand la recherche du bonheur devient la limite…

Bonheur

Pleine conscience, Ho’oponopono, Méditation, Ici et Maintenant, Yoga, Sophrologie, Hypnose… Je reçois en cabinet de plus en plus de personnes dans une démarche de développement personnel, parfois sur une voie spirituelle, en quête d’éveil pratiquant différentes techniques, différentes disciplines. Toutes ces personnes ont un point commun : elles veulent se sentir bien, elles cherchent le mieux-être, la réalisation de leur rêves, le bonheur… C’est bien légitime n’est-ce pas ?

 

Pourtant, il arrive parfois que cette démarche, pleine de bonne volonté se transforme en difficulté et souffrance au quotidien. C’est le mécanisme de l’arroseur arrosé qui s’est enclenché. A vouloir bien faire, nous pouvons parfois nous perdre et nous demander si tout ce qui a été entrepris dans cette démarche personnelle n’est pas un pas en avant, pour deux en arrière. Et les moments de paix intérieure, de calme, de confiance, de bonheur… ne sont alors que trop rares.

 

« Ca fait 10 ans que je médite et aujourd’hui je me sens encore plus mal qu’avant », me dit une cliente. Je dis : « Stop ! Il est urgent d’arrêter ! ». Ego, âme, esprit, mental, corps de souffrance, nuit noire,… C’est quoi tout ça? Je ne sais pas… Je peux bien leur trouver une définition mais,

est-ce utile ?

Est-ce que ça permet d’aller mieux ?

Est-ce que ça permet d’évoluer ?

Est-ce que ça rend heureux ?

 

« Je dois détruire mon mental ! » est devenu un discours récurrent.

 

OK mais pourquoi ?

Est-ce important ?

Qu’est-ce que c’est ?

Où se trouvent-il ?

Qu’est-ce que ça va apporter ?

Une fois détruit, que se passera-t-il?

 

 

Attention à ne pas nous tromper de cible ! Qu’est-ce que nous voulons vraiment ?

 

Il y’a d’autres variations : « Le temps n’existe pas, le passé n’existe pas, le futur n’existe pas ». Où étais-tu il y a deux heures ? Où vas-tu juste après ? Crois-tu vraiment que le temps n’existe pas ? Il y a aussi : « Le monde est mon miroir ». Es-tu capable de te voir vraiment dedans ? Le monde ressemble-t-il vraiment à une glace dans laquelle tu vois ton reflet ? Crois-tu vraiment que le monde est ton miroir ? »

 

Ces croyances, ces apprentissages sont tout à fait valables.

 

Est-ce que ce que ce sont les nôtres ?

Les aimons-nous vraiment ?

Les vivons nous vraiment ou sommes-nous en train d’alimenter un personnage social bien sous tous rapports ?

Que sommes-nous en train de créer quand nous croyons que nous croyons?

 

Se faire croire que je crois quelque chose de « bien » à croire, quelque chose qu’il faudrait croire, est une des tortures les plus raffinée de notre époque. Ce mécanisme subtil, nous permet de jouer à celui qui répète des vérités et des idées qui ne sont pas les siennes. Des idées séduisantes, qui avaient du sens quand elles avaient été entendues ou lues mais qui après quelques temps ne résonnent plus tout à fait de la même manière et n’ont plus la même saveur.

 

Se faire croire que je crois quelque chose, a le pouvoir de nous propulser directement dans la peau d’un personnage que nous ne sommes pas. Dans ces moments là, les mots prononcés sonnent un peu faux, comme s’ils n’avaient pas de profondeur. Cela ne vous est-il jamais arrivé d’entendre le ton de votre voix qui se modifie, elle devient superficielle, sans écho, sans impact… Les mots passent alors au travers d’un filtre, celui de la bouche d’un personnage idéal, imaginaire, qui modifie et atténue tout ce qu’il y a de vivant au fond de nous.

 

Dans ce genre de démarche de développement personnel, et c’est très général, il est parfois bon d’arrêter de parler un instant de qui nous voudrions être ou de qui nous aimerions être. Ce ne sont que des images, des constructions que nous ne sommes pas !

 

Utilisons ce qui est ! Là maintenant tout de suite! Ce que nous savons, ce que nous croyons, là maintenant.

 

Où j’en suis ? Là Maintenant. Qui je suis ? Là maintenant.

Quelle est mon expérience ? Là tout de suite, comment je me sens ?

Qu’est-ce que je crois de moi, des autres, du monde ?

Peu importe les réponses… ce sont alors les nôtres, les seules justes à cet instant, les seules vraies à ce moment. C’est là où nous en sommes, c’est là où nous sommes.

 

Même si les enseignements, les livres, les vidéos apportent des informations fondamentales sur le développement personnel, la recherche de mieux-être, le bonheur. Même s’ils nous transportent et nous font voyager. Nous pouvons nous rappeler, à tout moment, qu’ils ne sont « que » des apprentissages, des modèles, des idées, des croyances.

 

Non appliqués, non vécus, non expérimentés au fond de nous, ce ne sont que des coquilles vides sans vie qui nous font perdre le fil de la nôtre.

 

 

1 Commentaire

  1. Jurassic LITOTE

    Lu et approuvé.. On signe où ?

    Répondre

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